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 ELLE.FR JUILLET 2016

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sylvie95210

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MessageSujet: ELLE.FR JUILLET 2016   Mar 2 Aoû 2016 - 0:34

Bientôt à l’affiche du film
 « Victoria », largement plébiscité par la critique, 
la belle belge nous a reçus dans ses lieux intimes,
 entre paris et Le Coq-Sur-Mer. Légère mais philosophe, la comédienne se raconte sans fard.



Après deux jours de photos dans un petit manoir au Coq, station balnéaire des plages du Nord, villégiature de son enfance belge, et une conversation intime dans son appartement parisien, une évidence s’impose : Virginie Efira, c’est l’esprit de Benoît Poelvoorde dissimulé sous les traits de Kate Moss. Vous l’aurez remarqué, ces derniers temps, les regards ont changé sur cette actrice longtemps cantonnée aux comédies populaires de factures inégales. À Cannes, elle tenait le palmier haut avec un caméo dans « Elle », de Paul Verhoeven, et un premier rôle où elle confirme les talents qu’on lui devinait. Ce film formidable s’appelle « Victoria » –
en salle le 14 septembre et sélectionné pour le Grand Prix Cinéma ELLE –, chronique de la vie d’une mère célibataire, avocate, battante et borderline. Une chouette fille qui s’effrite de l’intérieur, finalement sauvée par un garçon moins perdu qu’il n’en a l’air, alias Vincent Lacoste. C’est le film de la rentrée et la comédienne de l’année, plus que jamais rayonnante à la veille de ses 40 ans.



ELLE. Comment allez-vous ? Bien, imagine-t-on ?
Virginie Efira. Il y a une joie d’être nouvelle à quelque chose. C’est l’avantage des carrières lentes, progressives : il y a encore à découvrir ! Avant la naissance de ma fille, il y a trois ans, je tournais très peu de films, je voulais être vigilante, m’appliquer. Car mon lieu de naissance artistico-médiatique, c’était plutôt « Nouvelle Star » sur M6 qu’Arnaud Desplechin ! Et puis j’ai compris qu’il fallait désacraliser le métier d’actrice, en finir avec la peur de faire des erreurs, arrêter de dire « plus tard, peut-être... ». Plus tard, c’est maintenant.

ELLE. Sentez-vous que le regard des gens est en train de changer ?
Virginie Efira. Je ne suis pas très attentive à la manière dont je suis perçue. Évidemment, quand j’ai entendu, pendant Cannes, des éloges sur « Victoria », surtout venant de personnes dont l’avis m’importe, ça m’a touchée. D’ailleurs, c’était la première fois que j’étais émue en présentant un film. Habituellement, c’est bizarre, mais, au moment où il faut être émue, je ne le suis pas. Cette fois-ci, follement.

ELLE. Cet été, que faites-vous ?

Virginie Efira. Rien. Je devrais être mal à l’aise avec cette réponse, mais c’est la stricte vérité. Je ne culpabilise pas de ne rien faire. Assumer cette attente me donne une certaine force, une forme de confiance... À laquelle il ne faut pas s’accrocher, car elle peut disparaître aussi vite qu’elle est apparue ! En tout cas, j’en profite pour arrêter de m’excuser, d’avoir honte de mon parcours, tout en gardant à l’esprit que rien n’est acquis. Autrement dit ? Je galère beaucoup moins pour me faire prêter une robe de créateur ! [Rires.]

ELLE. Avez-vous toujours su que vous n’étiez pas qu’une actrice de comédie romantique ?
Virginie Efira. Mais je n’ai pas du tout envie de rejeter cet aspect de ma carrière ! Cet univers, cette légèreté, cette futilité me correspondent également. Je suis un peu cette fille-là, vous savez... Pourtant, j’ai toujours veillé à ne pas m’enfermer dans une catégorie. Il y a quelques années, on m’a proposé le scénario d’une grosse comédie (qui fut un succès d’ailleurs !) que je n’aimais pas. Je me disais pourtant : « Tu ne vas pas péter plus haut que ton cul, ma fille, tu viens de la télévision, tu crois qu’Audiard va t’appeler ou quoi ? » Mais j’ai eu un déclic, et j’ai dit non. Bref, tu peux présenter « Nouvelle Star » et être mélancolique... Faut peut-être avoir 40 piges pour piger ça.

ELLE. Vous êtes une fille mélancolique ?
Virginie Efira. Romantique, plutôt. Disons que j’aime prendre le sentiment très au sérieux. Quand on tombe amoureux, l’horizon s’agrandit, on adopte les codes de l’autre. Lors d’une simple promenade, les fleurs elles-mêmes semblent différentes... Vous voyez que je suis romantique ! Mais on ne peut pas se mettre dans des états pareils éternellement, sinon notre existence devient chaotique. J’ai donné, merci !

ELLE. Ces derniers temps, au cinéma, on vous découvre
 plus grave qu’il n’y paraît...

Virginie Efira. Dans la vie, je suis assez sérieuse aussi. Je ne suis pas tout le temps debout sur la table ! Un jour, avant de répondre à un questionnaire « humour » pour un journal, j’ai appelé ma mère pour lui demander si j’étais drôle, enfant. Elle m’a répondu : « Non, pas du tout !» Cependant, vous pouvez être consciente de ce qui se passe dans le monde, consciente de votre propre finitude, vous pouvez éprouver une mélancolie à l’égard des chemins qui ne seront jamais empruntés, d’une vie qui ne serait pas assez pleine, tout en gardant un peu de légèreté et d’insouciance. Je pense souvent à la phrase de Jacques Prévert que Jean-Louis Trintignant a citée en clôture d’un Festival de Cannes : « Essayons d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple. »

ELLE. Gardez-vous des blessures causées par des périodes difficiles, sans projets, sans amours ?

Virginie Efira. J’oublie tout ! Il y a peu de temps, je 
racontais à une nouvelle amie mon parcours sentimental et elle m’a répondu : « Ma pauvre ! » Alors que je n’ai pas du tout vécu les choses ainsi... J’ai toujours eu confiance en l’avenir. Ne pas avoir de films en cours ou être célibataire, c’est aussi la promesse de nouvelles rencontres. Comme un chef cuisinier qui aurait encore une étoile à décrocher. Inversement, c’est parfois décevant de trouver ce que l’on croyait chercher.

ELLE. Victoria, votre personnage,
 est à la fois courageuse et fragile.
 Ça vous parle ?
Virginie Efira. Un peu... J’ai traversé des périodes où l’on ne trouve plus de sens aux choses, où l’on ne comprend plus les autres, comme s’il y avait du coton entre soi et le monde. Des périodes sans répit, sans recul, et où l’on devient incapable de rester seule un soir. Aujourd’hui, je me suis adoucie, apaisée, acceptée. Rester parfois seule, ou juste à deux avec mon amoureux ou une amie, c’est cesser de courir partout, de fuir, de se fuir. Et c’est très agréable.

ELLE. On est très loin de Tinder, comme 
dans le film !

Virginie Efira. Moralement, Tinder ne me pose aucun problème. Une fille n’est pas forcément une victime quand elle couche pour un soir ! Mais, personnellement, je suis incapable de programmer une rencontre, une émotion, incapable de choisir quelqu’un sur des critères objectifs. Et ça doit être particulier de se trouver face à un homme qui sait déjà que vous le désirez.

ELLE. Sinon, les réseaux sociaux, c’est votre truc ?
Virginie Efira. Mon Dieu, non ! Je n’y fais absolument rien. Je suis une vieille personne. J’écoute « Radioscopie », je regarde La Chaîne Parlementaire parce que c’est lent. Le simple fait de choisir ma photo de profil me paraîtrait un acte dément. Tout comme devoir photographier une chose pour la faire exister. Quant à exprimer une pensée de manière concise, cela m’est totalement étranger, vous l’aurez remarqué ! [Rires.] Au début d’Internet, ce n’était pas très grave, mais, aujourd’hui, la vie digitale prend le pas sur l’existence. Alors je fais quoi, moi ?

ELLE. En couple, êtes-vous tout autant « old fashion » ?
Virginie Efira. Ah non ! Par exemple, je ne vis pas avec le père de ma fille, même si nous sommes tout à fait en couple. Ce qui peut parfois choquer les gens. Dans mes interrogations théoriques sur la fidélité, j’ai la conviction que c’est le sentiment qui doit être vrai. Mais je n’aime pas que la transparence soit la preuve absolue de l’amour. J’aime l’idée d’être profondément ensemble, mais moins celle d’un amour sécuritaire. Il faut accepter qu’il y ait du mouvement à l’intérieur d’un couple. Tant qu’il y a la confiance.

ELLE. L’avez-vous toujours eue ?

Virginie Efira. Au contraire ! Longtemps, j’ai choisi des garçons qui n’étaient pas vraiment là, j’ai beaucoup aimé les absents, j’allais volontiers là où je n’étais pas désirée. En amour, il faut parvenir à dire et à être qui on est en s’affranchissant de la peur d’être quitté.

ELLE. Lors de la séance photo,
 vous sembliez très à l’aise 
avec votre corps...

Virginie Efira. J’ai tout de même conscience que, dans la typologie des actrices, il y a des filles plus minces. Mais on s’accepte aussi quand on est bien regardé. Par une réalisatrice, par un homme. Maintenant, à l’approche de la quarantaine, j’essaie de contrôler un peu l’affaire. Si je ne veux pas que mon corps prenne son indépendance, il faudrait qu’entre lui et moi s’installe ce qu’on appelle communément « le sport » ! Chez moi, ce n’est pas une évidence. Mon amoureux m’a envoyée au bikram yoga : j’ai cru que j’allais crever ! J’ai égale- ment essayé le coach privé, car j’ai tourné récemment quelques scènes de nu avec des partenaires très jeunes, Pierre Niney puis Vincent Lacoste. En réalité,

ELLE. Puisque vous en parlez, les hommes très jeunes,
vous pourriez ?
Virginie Efira. La question ne se pose pas. Je suis absolument maquée. Mais c’est beau, la jeunesse, quand même... Voir deux adolescents s’embrasser, c’est magnifique, non ? D’un autre côté, j’ai encore plus d’admiration pour les gens plus âgés qui gardent une forme de jeunesse, ne serait-ce que dans leur ouverture à l’amour.

ELLE. Vous êtes une grande amoureuse, on dirait !
Virginie Efira. Du père de ma fille, oui !

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