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 FEMINAMAG.FR 30/4/2016

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sylvie95210

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MessageSujet: FEMINAMAG.FR 30/4/2016   Sam 30 Avr 2016 - 19:26

Exquise dans "Un homme à la hauteur", la comédie de Laurent Tirard, l'actrice belge, désormais incontournable, garde toute sa spontanéité et son humour au fil du succès. Une femme à la hauteur.
Par Valérie Robert - Photo : ©Abaca Press
" J'ai toujours des partenaires chouettes au cinéma "



Vous tombez amoureuse d'un homme qui mesure 1,36 m joué par Jean Dujardin. Comment avez-vous tourné ?
Virginie Efira : Dans les scènes rapprochées, Jean était soit sur ses genoux, le pauvre !, soit dans des fauteuils troués pour paraître plus petit. Dans sa voiture, il avait un « vélyvon », un mot-valise formé de vélo et d'Yvon, l'accessoiriste. C'est une sorte de petit tabouret à roulettes. On a joué sur fond vert. Quand on tournait dans la rue, les gens devaient penser qu'on était en train de réaliser une performance d'art contemporain. Il y avait aussi Brice sur le tournage, la doublure de Jean, qui est un homme de la taille du personnage.

Combien mesurez-vous ?
Virginie Efira : 1,70 m. Peut-être un peu moins. Diane, mon personnage, porte toujours des talons et elle doit bien atteindre 1,80 m. Elle ne se rabaisse pas pour autant. Ça ne sert à rien, même si on sait que l'autre éprouve une certaine fragilité par rapport à sa taille. Dans le film, il est question d'un grand amour avec un petit homme. Il ne met pas de condition à ses sentiments. Il y va pleinement.

Avez-vous déjà aimé quelqu'un de différent ?
Virginie Efira : Bien sûr. Plus jeune, mon côté un peu contestataire me conduisait à tomber amoureuse là où on allait me regarder de travers. Quand j'aime, c'est déjà que la personne est très différente. La singularité, c'est ce qui m'attire et me touche le plus.

Tourner avec Jean Dujardin vous a-t-il impressionnée ?
Virginie Efira : Ce n'est pas le bon terme. Même en ayant parfois des rôles plus secondaires, j'ai eu la chance de tourner avec des gens intéressants comme Gérard Depardieu, Benoît Poelvoorde ou Isabelle Huppert
. Concernant Jean, je l'aime beaucoup, je suis une dingue d'OSS 117. On se connaissait un peu aussi dans la vie avant, ça a permis une complicité. Il a quelque chose de très enfantin et de sensible. Il a une part féminine. Ça veut dire, entre autres, qu'il n'y a pas à se sentir humilié parce qu'on est à genoux ! Ce rôle l'a amusé, il ne se dit pas que pour être viril il faut mesurer 2 m !

Beaucoup d'hommes sont-ils à vos genoux ?
Virginie Efira : Vous ne pouvez pas imaginer ! Un nombre incalculable d'hommes ! [Rires.]
. Non, je plaisante ! Je n'ai jamais tellement cru au prince charmant. D'ailleurs, quand je lis un conte de fées à ma fille de 3 ans, je lui précise que, dans la vie, on peut rencontrer plusieurs princes charmants et pas juste un seul
C'est possible. Mais je n'ai pas trop fantasmé sur l'idée de l'homme sauveur parce que j'ai été élevée essentiellement par mon père, qui m'a, depuis petite, tant parlé de l'indépendance de la femme. Je me suis mariée très jeune. Il a trouvé ça absurde, tout en étant là, bien sûr.

Vous reconnaissez-vous en Diane ?
Virginie Efira : Comme elle, je suis nulle pour raconter des blagues. Je déteste ça. Les mecs qui les utilisent n'ont vraiment pas d'humour selon moi. Parmi mes amies, la plupart font preuve de légèreté et de fantaisie sur elles et sur le monde en général. Selon moi, c'est une preuve d'intelligence, d'élégance.

Laurent Tirard dit que vous êtes une grande bosseuse. Est-ce vrai ?
Virginie Efira : Ah, il dit ça ? Je dois avoir un petit complexe de ne pas avoir fait d'études. Dès qu'il s'agit d'étudier un peu, je m'y applique sérieusement. Ce qui est important, c'est de travailler en amont pour posséder les choses et ensuite pouvoir tout perdre et tout oublier, afin de laisser le hasard agir au moment du tournage.

On dit à Diane : « Tu es une naine émotionnelle. Ton cœur est petit. » Et le vôtre ?
Virginie Efira : Je crois que j'aime plutôt en grand. L'amour est un sujet qui m'intéresse follement. L'engagement me semble vraiment sublime mais pas forcément simple.
On est dans une société qui nous rabâche qu'il faut être avec la même personne très longtemps et faire l'amour tous les jours. Ce sont des injonctions qui ne vont pas ensemble ! Quand on parle de l'amour en grand, on pense toujours au passionnel, mais il faut aussi accepter parfois que ça puisse être moins éclatant.

Vous tournez de plus en plus. Comment l'expliquez-vous ?
Virginie Efira : Le travail, la chance, mon envie très forte, un peu de talent, j'espère aussi. C'est chouette de pouvoir faire des films comme celui-là qui ont une particularité. Après, j'ai tourné Victoria, de Justine Triet avec Vincent Lacoste, qui est un acteur dément. Le scénario parle du travail, du sexe, de la société contemporaine.
Ça va être drôle aussi. J'ai joué dans Pris de court, d'Emmanuelle Cuau, une très chouette réalisatrice. Il s'agit d'un drame. L'histoire d'une mère qui voit un de ses deux enfants sombrer dans une sorte de délinquance. Pour l'instant, c'est tout et je ne sais pas ce que je vais faire après. C'est ça aussi être acteur. J'ai tourné à peu près tout le temps pendant deux ans. J'ai l'impression que, chez moi, les choses sont cohérentes et avancent comme elles doivent avancer. J'ai envie d'expériences différentes, ce sera peut-être le théâtre plus tard.

Vous irez à Cannes pour présenter Elle,de Paul Verhoeven. Une première pour vous ?
Virginie Efira : Avec un film, oui. Mais la première fois que je suis venue, j'avais 19 ou 20 ans, je travaillais à la télévision. J'animais une soirée de gala à Cannes et on m'a proposé de monter les marches. J'ai accepté, mais je les ai aussitôt redescendues, comme plein de gens, car je n'étais pas invitée à voir le film projeté. En même temps, dans Elle, avec Isabelle Huppert, j'ai trois scènes et demie. Il faut se calmer ! Mais j'aurais même joué une seule scène, car je suis fan du réalisateur ! J'incarne une grande catho mariée à Laurent Lafitte. C'était délicieux de passer du temps avec lui. J'ai toujours des partenaires chouettes au cinéma.

Que souhaitez-vous transmettre à votre fille ?
Virginie Efira : Humblement, c'est agrandir le monde, la curiosité, lui montrer le plus de choses possible et laisser croître ce sentiment qu'elle a déjà : la joie. Je la vois beaucoup, je l'emmène sur les tournages.
Quand on a un premier rôle, on peut se le permettre sans problème, personne ne va te le refuser. Parfois, les gens me disent qu'elle prend beaucoup le train, mais est-ce très pénible ? Non. Nous nous amusons, le paysage change. Je dois commettre des erreurs aussi. Là, on dirait la petite maman parfaite qui s'exprime ! Je ne sais pas encore si j'aurai un autre enfant. Elle a un demi-frère déjà. Donc, ça ne sera pas un acte profondément égoïste si je n'en fais pas un deuxième.

Vous êtes très lucide sur vous-même…
Virginie Efira : On me le dit souvent. Il y a peut-être quelque chose de culturel là-dedans, propre à la Belgique, du petit pays à côté de la grande France ! Il y a une impossibilité à se prendre au sérieux. A un moment donné, si on veut continuer à vivre avec un peu d'allégresse, il ne faut pas avoir des rapports faux et laisser la possibilité à l'autre de dire :
« Tu es chiante. » Pour ça, on doit aussi ne pas passer son temps à s'auto-congratuler. Il y a des moments où je suis plus ou moins contente de moi. Je ne baigne pas dans l'autosatisfaction ou la complaisance. Ce n'est pas parce que je suis un peu connue qu'il faut que tout le monde m'aime.



Un homme à la hauteur, de Laurent Tirard. Sortie le 4 mai. Elle, de Paul Verhoeven. Sortie le 25 mai.
publié le 28 avril 2016
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