LE FORUM NON-OFFICIEL DE LA BELLE VIRGINIE EFIRA


 
Accueillivre d'orPortailS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 ESSENTIELLE.FR 13/11/2013

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
sylvie95210

avatar

Féminin Nombre de messages : 461
Age : 58
Localisation : saaint gratien
Date d'inscription : 23/02/2009

MessageSujet: ESSENTIELLE.FR 13/11/2013   Ven 15 Nov 2013 - 4:14




Pas de langue de bois avec Virginie Efira. Le cinéma, la TV, la féminité, l’amour, la maternité, la vie qui vous bouscule, pour le meilleur, ou pas… La jeune femme parle de tout avec assurance et intelligence, sourire aux lèvres.

Elle a les traits tirés et les yeux fatigués après une nuit de délibérations dans le cadre du FIFF, Festival du Film Francophone de Namur, où elle faisait partie du jury. Mais cette casquette lui sied tellement bien, correspondant à son besoin viscéral de communiquer, échanger, débattre. Virginie Efira n’est pas comédienne par hasard. Son métier n’est constitué que de rencontres, d’expériences de vie et de coups de cœur.

Le débat d’idées a-t-il toujours été important dans votre vie ?
Être juré dans un festival permet, d’une façon idéale, de rencontrer et d’en savoir plus sur l’autre. Les conversations s’établissent facilement, on mène un peu une vie de groupe.
À Namur, l’ambiance était chaleureuse, tout le monde était très à l’écoute. Débattre, c’est se sentir vivant. Je pense que l’échange est toujours possible et bénéfique, même dans la timidité ou la réserve, même en cherchant ses mots. Inutile d’asséner les choses, j’aime les gens qui ne mettent pas de point final à leurs phrases.
Moi qui suis plutôt une actrice de comédies, j’ai des goûts de spectatrice très divers et je peux me passionner pour des films très différents. Il est parfois difficile, et pas obligatoire du reste, de verbaliser des émotions qui passent par le ventre et le cœur. Mais l’échange est primordial, essentiel dans ma vie.

Vous n’hésitez pas à affirmer votre point de vue, notamment dans certaines émissions TV où vous ne vous en laissez pas compter.
S’affirmer prend du temps, je n’ai pas toujours été comme ça. Il faut quand même qu’il y ait quelques avantages au fait de vieillir ! Je me censure facilement et, longtemps, je me suis demandé si ma parole était légitime.
Je me suis dit que, finalement, je ne devais pas tomber dans l’excès contraire de la blonde qui n’ose plus rien dire. J’ai peu de principes, je ne suis pas animée par des préceptes immuables et ce sont les belles rencontres de la vie qui m’ont appris à évoluer et à ne pas avoir une vision fermée des choses. Attention, j’aime l’emportement, les gens qui sont capables de monter sur la table pour défendre leur choix. De toute façon, il faut faire les choses à fond. Ceux qui aiment ont toujours raison.

Comment expliquez-vous la sympathie que le public vous témoigne ?

Je pense que je suis un peu drôle et que je reste cohérente avec ce que je crois et ce que je désire, quels que soient mes erreurs et mes succès. On m’a proposé certaines grosses comédies où j’aurais très bien gagné ma vie mais j’ai refusé. Franchement, pour qui je me prenais de refuser des propositions ? Mais voilà, je n’y croyais pas
. Cela fait peu de temps que je peux vraiment choisir d’aller vers ce qui me convient pleinement. Je suis, par exemple, extrêmement heureuse d’avoir tourné dans un film comme 20 ans d’écart. En se montrant sincère, les gens viennent plus facilement à vous, ce qui fait que je ne me sens absolument pas enfermée dans une image de fille venant de la TV. Avant, je m’excusais sans cesse d’avoir été animatrice. Et puis quoi ? La TV fait partie de moi et je n’ai rien à regretter.

Vous savez saisir les opportunités et faire face aux imprévus, dans votre vie professionnelle comme votre vie privée.
Dans ma vie privée sûrement, au vu de ce qui s’est produit récemment ! Je n’ai aucun chemin tracé, je suis le mouvement en me montrant la plus curieuse possible. La peur me fait rarement reculer. C’est l’idée du confort qui me fait peur. S’enfermer, rester sur place, éteint les gens. J’espère arriver à cette forme de sagesse qui vous fait accepter les choses.
L’adversité, les erreurs sont des événements normaux qui peuvent vous pousser à réaliser d’autres choses. Si un jour je tourne moins, je me mettrai peut-être enfin à écrire, comme je le répète depuis mille ans ! Quel autre choix avons-nous si ce n’est d’avancer ? Je suis quelqu’un de positif, je dis merci à mes parents. L’idéal est d’être positif en restant conscient. Heureux mais pas bienheureux.

Vous plaisez-vous aujourd’hui à Paris ?

L’idée de vivre dans un endroit où je n’ai pas grandi me séduit et j’ai fini par me sentir bien à Paris. Si vous n’y restez que quelques jours, vous pouvez recevoir son côté agressif en pleine tête, les rapports humains y sont plus compliqués qu’à Bruxelles.
Mais en y vivant, on finit par y tracer son chemin et à construire son réseau d’amis. Je connais les défauts de cette ville et mes amis parisiens ne rêvent que d’une chose, venir vivre à Bruxelles ! À commencer par mon compagnon, le réalisateur Mabrouk El Mechri qui a réalisé JCVD à Bruxelles. Qui sait… La vie est longue. Ce qui est top, c’est qu’à chacun de mes retours au pays, je redeviens une enfant. Je laisse ma fille à mon père et j’ai la permission de sortir, c’est génial.

Ce que le temps vous apprend également, c’est de prendre du recul par rapport à tout ce qui se dit ou s’écrit sur vous. Vous aviez à peine accouché qu’on se demandait déjà si vous aviez perdu vos kilos superflus…
Incroyable, je sais ! On est malheureusement dans une société où l’image de la femme reste stéréotypée. Si on a des enfants, il faut maigrir. Si on n’a pas d’enfants, on n’est pas stable affectivement
. La femme enceinte n’est plus connue que sous ce statut. À trois mois de grossesse, on vous demande déjà si vous allez allaiter. Franchement, il faut s’en ficher de tout ça. Et surtout, en tant que personne médiatisée, il faut se resituer par rapport aux articles et aux ragots. Là, l’humour retrouve toute son importance.

Alors, avouez-le, depuis la naissance de votre fille Ali, vous ne parlez plus que d’elle à vos amis ?
Avant la naissance de votre propre enfant, vous vous demandez pourquoi chacun est si prompt à vous montrer la photo de ses rejetons. Et là, je fais pareil. Je montre sa photo en clamant, “c’est elle, elle existe !”. En même temps, je ne me résume pas à son existence et je continue à avoir beaucoup de plaisir à faire des choses sans elle
. Heureusement d’ailleurs, son épanouissement passe aussi par le mien. On sait qu’en tant que parent, on fera des erreurs. Tant pis, je ferai du mieux que je peux. Par contre, j’ai vite pris conscience que c’est en cette petite personne que vont se cristalliser mes plus grandes émotions, mes déceptions aussi. Enfin, je vis encore les premiers mois, autant dire, un grand bouleversement.
Revenir en haut Aller en bas
 
ESSENTIELLE.FR 13/11/2013
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Disney] Le Monde Fantastique d'Oz (13 mars 2013)
» Orlando Thrill Park (2013) : un parc 100% sensations en Floride
» [Marvel] Thor : Le Monde des Ténèbres (2013)
» Albator, le long métrage pour 2013
» Mustang Shelby GT500 (petit) Up du 01/07/2013

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LE FORUM NON-OFFICIEL DE LA BELLE VIRGINIE EFIRA :: Biographie, Filmographie, Dossiers de presse :: Presse-
Sauter vers: